Ce n'est qu'au 20e siècle que l'on commença à utiliser le terme "Iaïdo" et que cet art fut considéré comme une discipline spécifique au sein des autres Budo. Jusqu'alors les termes les plus couramment utilisés étaient Iaïjutsu ou Batto-Jutsu. La différence est essentielle: en Iaïjutsu prime l'efficacité combative; en Iaïdo c'est le développement spirituel et moral qui prend une place prépondérante.
Le Katana ou Nippon-to était appelé l'âme du Bushi, car il en était le symbole même. Le Bushi ne se séparait jamais de son sabre, il vivait et mourait par lui. Le sabre reliait intimement son être tout entier à la question de vie et de mort ce qui l'obligeait à transcender la conception classique de la vie et de la mort. Cette lutte intérieure entraînait un changement d'attitude mentale appelé "Seishi O Choetsu" et donnait au sabre un double but: trancher toute opposition extérieure et, intérieurement, trancher l'ego du Bushi ce qui permettait l'éveil spirituel. Le sabre en est arrivé à symboliser un certain nombre de qualités morales: loyauté, sacrifice de soi, sens de l'honneur, sincérité, justice et courage.
Le Iaïdo se pratique seul, il consiste à enchainer des techniques contre un ou plusieurs adversaires imaginaires. Couper ou être coupé, tel est sa devise. La riposte doit être exécutée dans le temps même ou l’opposant sort la lame de son fourreau.
Un kata (enchainement) comprend quatre temps :
1) Sortir le sabre du fourreau,
2) Couper,
3) Egoutter le sang,
4) Rentrer le sabre au fourreau.
Le IAÏDO cultive l’esprit de décision, valeur fondamentale à toutes études martiales.
Dans sa pratique, je peux ressentir un instant magique, fusionné par la technique utilisée et l’éblouissement bref de ma lame qui s’anime en émettant un sifflement de satisfaction, l’homme et le katana ne font alors plus qu’un. Si l’action est réalisée dans les règles de l’art, l’instant éphémère de l’acte vous apporte une bienfaisante plénitude.
Le débutant utilisera un sabre de bois appelé Ken, pour une évolution rapide, il sera vite sensibilisé par une copie du katana non tranchante nommé Iaïto, qui permet une étude des gestes plus proche de la réalité du vrai sabre. Puis pour ceux qui ont la chance de leur vie, l’acquisition d’un Katana.
Le katana est par excellence l’aristocrate des armes blanches (arme chargé d’un passé historique), dont le tranchant est inégalable et ne permet aucune faute technique que se soit pour soi ou son entourage.
Dans un dojo, les règles de sécurité sont très strictes.
Adolescent, a mes débuts dans l’art de la souplesse (le judo), un jour d’une mes premières compétitions, j’ai été fasciné par une démonstration du kime-no-kata (jujitsiu), j’y ai vu pour la première fois l’utilisation du sabre japonais le Katana, l’arme privilégiée des samouraïs du japon antique et moderne.
Une quinzaine d’années plus tard, mon diplôme de professeur de judo et disciplines associés acquis, j’ai pu commencer l’étude du Iaïdo en autodidacte, me fiant à mes sensations et aux documentations que je pouvais trouver. Je pratiquais le soir après mes cours de judo, peu à peu et naturellement ma pratique à interpellé certains de mes élèves et j’ai créé mon premier cours de Iaïdo.
Un jour les étudiants du Lycée BTS FECAMP sont venus faire appel à moi pour organiser un gala d’Arts Martiaux dans un but caritatif. En ouverture de soirée j’ai y fait entre autre une démonstration de Iaïdo. J’ai rencontré a cette occasion un personnage fascinant qui avait tenu à me rencontrer, il s’agissait de Maitre René VAN-DROOGENBROECK dit VDB, qui est respectivement : C. Noire 7ème dan Aikido et Instructeur à la Fédération Européenne de Iaïdo.
Intéressé par mes explications et ma démo, il me convia à le rejoindre dans son dojo de l'A.A.M.J. Le Havre ou j’ai étudié sous ses soins durant quatre années l’art de l’école du MUSEN SHINDEN RYU IAIDO.
En 1996 j’obtenais la C. Noire 1er dan délivrée par la Fédération Européenne de Iaïdo. En 1998 et 2000 des attestations au 1er niveau de Formation à l’Enseignement du Sport-Chambara délivrée par le Comité National de Kendo FFJDA.
Mon objectif est de perduré dans la pratique du Iaïdo et l’enseigner au travers du DOJO FUXEEN 09.
Un magnifique Dojo de près de 400m² qui offre toute les commodités à une pratique enrichissante.
Nous mettons actuellement les créneaux suivants.
1 cours enfant le mercredi de 16h30 à 17h30.
2 cours adultes le lundi et jeudi 19h30 à 20h30
Patrick ACHOUIANTZ
Professeur de judo Jujitsu Iaïdo du DOJO FUXEEN 09
C. Noire 5ème dan judo jujitsu FFJDA
C. Noire 1er dan de Iaïdo Ecole du MUSEN SHINDEN RYU IAIDO